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Ancien exemplaire de notre Lettre Boursière

Faire de la croissance avec des sociétés en décroissance


dimanche 4 octobre 2009

Faire de la croissance de valeur … avec des sociétés en décroissance

Lorsque nous avions constitué notre portefeuille, nous nous étions lancé dans un calcul nous permettant de déterminer quel serait l’objectif d’appréciation de notre portefeuille.

Nous étions parti du postulat, tout théorique, que la valeur d’actif net tangible pourrait constituer, pour des sociétés « daubasses » un juste prix de vente.

A l’époque, nous avions donc calculé la valeur d’actif net tangible pondérée globale du portefeuille et avions appliqué deux décotes : une première de 10 % en partant du principe que 10 % des sociétés détenues allaient connaître la faillite et une deuxième, également de 10 %, en imaginant que la crise que nous connaissons éroderait globalement la valeur d’actif des sociétés « survivantes ».

Plus de 10 mois après la création du club, nous ne pouvons que constater que nous avons eu faux sur toute la ligne : pas une seule de nos sociétés n’est « faillie » mais la valeur d’actif des sociétés que nous avons détenus s’est érodée de bien plus que de 10 %. Est-ce à dire que la valeur intrinsèque du portefeuille a diminué et que nous devions revoir notre objectif de rentabilité ?

Reprenons :

Le 2 janvier, nous avions établi, sur base des hypothèses présentées ci-dessus, le potentiel d’appréciation du portefeuille par rapport au capital de départ à 266 %.

Au lancement du portefeuille, une part de portefeuille valait 1 010 euros. Nous estimions donc sa vraie valeur 266 % plus haut, à 3 697 euros.

Aujourd’hui, après une hausse de 180 %, Mr Market attribue à une part de notre portefeuille une valeur de marché de 2 831 euros.

Est-ce à dire que notre potentiel d’appréciation est fortement entamé ? Ne subsisterait-il que 30 % de potentiel de gain ?

Et bien non cher lecteur, pas du tout. Car, en pleine récession et avec nos sociétés en décroissance, nous avons fait … de la croissance.

Un petit exemple ?

Nous achetons une société, appelons la « daubasse 1 ». Nous la payons 100 euros mais nous estimons qu’elle en vaut 200. En raison de la crise, sa valeur baisse de 20 %. Au cours de 160 euros (qui constitue sa nouvelle juste « valeur ») nous la vendons et nous achetons à la place une autre société, par exemple « daubasse 2 » que nous payons 160 mais qui vaut en réalité 350. Elle aussi perd 20 % de sa valeur et n’en vaut plus que 280. Il n’empêche qu’aujourd’hui nous détenons 280 euros de valeur alors qu’à l’origine nous n’avions acheté que 200 euros de valeur et ce, malgré des pertes de valeur sur chacune des sociétés achetées.

C’est ce qui est arrivé pour notre portefeuille : chaque fois qu’une de nos lignes arrivait à « maturité », nous l’avons vendue et remplacer par une autre tout aussi sous évaluée. Comme quoi on peut faire de la « growth » tout en étant « value ».

Et concrètement qu’en est-il ?

La valeur d’actif net tangible amputée de la double décote de 10 % d’une part du portefeuille de notre club est à présent fixée à 5 485 euros. En 10 mois, nous avons donc relevé notre objectif de rendement de 48 %.

Ce qui signifie que :

- par rapport au capital de départ, nous espérons obtenir un rendement de 443 % (au lieu des 266 % initialement estimés)

- par rapport à sa valeur de marché actuelle, nous espérons voir notre portefeuille encore s’apprécier de 94%


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