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Ancien exemplaire de notre Lettre Boursière

Les actions, un placement sûr à long terme


dimanche 24 mai 2009

Nous, on aime les actions !

Dans un article précédent, nous vous avions expliqué que l’investissement « value » pouvait s’appliquer sur n’importe quel support «évaluable » comme les immeubles, les obligations ou les actions.

Nous-mêmes dans nos portefeuilles personnels appliquons la « valeur » sur ces différents supports.

Cependant, nous avons une préférence assez marquée pour l’investissement en actions.

Mais pourquoi une telle exclusive allez-vous nous demander ?

Parce qu’il s’agit, selon nous, du support d’investissement procurant le meilleur rendement, ce qui, en soit, est une raison largement suffisante pour y investir.

Les actions sont tout d’abord le support à meilleur potentiel en fonction de la période que nous vivons actuellement.

- Nous ne sommes pas capables de déterminer si le marché a touché le fond en mars ou si un ou plusieurs autres « coups de tabac » doivent encore se produire.

- Nous ne savons pas si la reprise économique est pour fin 2009, 2010 ou plus tard.

- Nous ignorons si une « crise finale » ponctuée par la faillite des états dont certains économistes se font les oracles se produira ou non.

- Et même, nous sommes dans l’incapacité de déterminer si Warren Buffett, le meilleur d’entre nous tous, gagnera ou pas le pari qu'il a fait en émettant des options put sur le S&P 500 avec échéance 2019 (même si, en général, l'avenir finit toujours par donner raison à Warren).

Par contre, nous avons une forte conviction que les actions sont, aujourd’hui, fortement sous évaluées. Et qu’il s’agit d’un support d’investissement avec lequel nous obtenons la plus forte marge de sécurité.

Mais les actions sont aussi de manières plus générales attrayantes sur le long terme mais aussi et pour autant qu’on investisse ... à long terme, le plus sûr …

Oui oui vous avez bien lu cher lecteur, nous osons écrire qu’avec un horizon d’investissement de 20 ans, les actions constituent un investissement moins risqué que les obligations … et nous vous assurons que nous n’avons pas abusé du champagne que nous avons sablé lors de nos dernières plus-values.

Pour asséner avec force une telle affirmation, nous nous basons sur une étude, assez célèbre, de Jérémie Siegel de l’université de Pennsylvanie. Monsieur Siegel a étudié les rendements obtenus en actions et en obligations entre 1802 et 1992. Ce rendement, il l’a calculé en tenant compte à la fois des dividendes distribués mais aussi de l’inflation afin d’obtenir un rendement « réel ».
Jérémie Siegel a mesuré, entre autre, le rendement réel obtenu durant toutes les périodes de 20 années glissantes. Et c’est là que la surprise est totale : pour les actions, la meilleure période de 20 ans a généré un rendement réel de 12 % et la moins bonne un rendement réel de 1 %. Par contre, pour les obligations, la meilleure période procura aux obligataires un rendement de 9 % et la moins bonne de … - 3 %.

Autrement dit, contrairement aux obligations, les actions ont toujours procuré un rendement réel positif et, de plus, l’écart entre la meilleure performance et la moins bonne performance est moindre en actions qu’en obligations. Les actions sont donc moins risquées que les obligations … sur des périodes de 20 ans. CQFD …

Nous avons, avec les maigres données à disposition de "petits boursicoteurs du dimanche" que nous sommes, voulu vérifier la fiabilité des thèses de Jérémie Siegel.

Nous avons analysé 3 bear markets :

Celui qui commence en octobre 1929
Celui qui commence en janvier 1974
Celui qui commence en mars 2000

En tenant compte de l’inflation et des dividendes, l’investisseur qui a acheté « l’indice S&P 500 » en octobre 1929 a du attendre juillet 1936 pour récupérer son capital en dollar constant.

"Bizarre alors que l’histoire veut que la bourse américaine a du attendre plus de 20 ans pour retrouver son niveau. "

Exact cher lecteur mais cette histoire ne tient souvent pas compte des dividendes et surtout, oublie que les années 30 furent marquées par une déflation terrible et que de 1929 à 1936, le taux d’inflation fut négatif de plus de 3 % par an. Autrement dit, sur cette période, les actions ont constitué une bonne protection contre la déflation.

Par contre, l’investisseur qui a acheté l’indice S&P 500 en janvier 1974 a du attendre un peu plus longtemps pour récupérer son investissement en dollar constant, 8 ans et 10 mois exactement mais, effectivement, largement moins que les 20 ans prônés par Monsieur Siegel.

Enfin, celui qui a investi en mars 2000 a obtenu en avril 2009, soit 9 ans et 1 mois plus tard, un rendement négatif de 6,29 % par an. Ceci tend à confirmer que nous nous trouvons peut-être dans le plus grand marché bear de l’histoire.

Pour conclure cher lecteur, rappelons que cette étude a été menée sur des indices. Or, l’investisseur « value » n’achète pas des indices mais bien des entreprises. Les résultats obtenus peuvent donc être tout autre. Quant à nous, modestes chasseurs de daubasses, nous n’achetons même pas des entreprises mais des stocks, des créances et du cash offerts à bon prix par Mr Market. Alors, est-ce que finalement nous sommes concernés par cette étude de Jérémie Sigel ?


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