La Performance du portefeuille de notre club d'investissement

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Ancien exemplaire de notre Lettre Boursière

Qu’est-ce qu’un bon investissement ?


dimanche 17 juin 2012

Il serait facile et réducteur de dire qu’un bon investissement... est un investissement qui rapporte beaucoup et très rapidement. Bien évidemment, cela va de soi... Par exemple, le gagnant d’une loterie comme l’Euro Millions clamera haut et fort que l’achat du billet gagnant a été le meilleur « investissement » de sa vie. Nous pensons que son raisonnement est faux.

Au-delà de la performance en tant que telle, au sein de l’équipe des Daubasses, nous pensons que ce n’est pas moins l’importance du retour sur investissement en tant que tel qui fasse la différence mais la façon, le style, la méthode qui ont été retenus pour atteindre cette performance.Il arrive souvent que des visiteurs qui jettent un rapide coup d’œil à notre portefeuille, et qui n’ont pas (encore) pris le temps de lire les quelques 300 articles et autres analyses publiés depuis le début de l’aventure, nous questionnent sur notre performance de plus +400% à ce jour de notre portefeuille : « si vous avez réalisé une telle performance c’est que vous avez pris des risques importants ! ». Et bien non cher(e) lecteur(trice), et nous allons vous expliquer pourquoi.

Tout d’abord, il est bon de rappeler que, pour un investisseur dans la valeur, un graphique, le cours d’un titre qui chute en bourse, est totalement déconnecté de sa psychologie car seule lui importe la qualité intrinsèque de l’entreprise sous-jacente (dans le cas d’une action, sous-entendu). Car pour lui, et donc pour nous (!), une action est un titre de propriété qui lui donne un droit pécuniaire sur les actifs de l’entreprise. Et le cours, ce n’est qu’un prix à un instant donné offert par le marché. En investisseurs dans la valeur consciencieux, nous nous attachons uniquement aux fondamentaux : les chiffres, particulièrement ceux du bilan de l’entreprise. Et lorsqu’un cours chute brutalement alors que les fondamentaux sont constants et que la valeur patrimoniale de l’entreprise dépasse largement la valeur boursière, c’est alors pour nous une cible potentielle à l’achat.

Nous estimons donc que nos achats sont censés et peu spéculatifs, dans le sens où nous pensons que la seule spéculation réside uniquement dans le fait que le marché mettra plus ou moins de temps à se rendre compte de la sous-évaluation qu’il fait soudainement sur ce titre et qu’il retrouvera tôt ou tard la raison. C’est ce laps de temps plus ou moins court qui représente la principale incertitude dans notre méthode (nous aborderons l’ensemble de ces incertitudes dans un prochain article). Mais nous avons là aussi trouvé une solution pour palier en partie à ce problème : nous diversifions. Une position à l’achat ne peut pas représenter plus de 3,33% de la totalité du portefeuille. Ainsi si une valeur met quelques années à se révéler nous serons « collés » sur cette ligne que pour une part minime de notre portefeuille. Ensuite, nous laissons le marché faire son œuvre pour sélectionner selon ses humeurs les titres qui vont connaître de gros boosts.

Bien entendu, tout n’est pas vert dans notre méthode et nous avons connus plusieurs déconvenues que ce soit à travers l’investissement dans de belles chinoises, en apparence très prometteuses, ou alors l’attrait de titres qui cotaient sur des marchés non réglementés où l’actionnaire minoritaire est souvent baladé à l’humeur du management ou de l’actionnaire majoritaire.

Nous recevons de nombreux mails d’investisseurs qui nous proposent un titre qu’ils jugent être un « bon investissement », la bonne affaire. Nous précisons d’abord que nous ne donnons ni conseil, ni recommandation, mais que nous disons ce que nous faisons et pourquoi nous le faisons. Ensuite, dans la plupart des cas, notre réponse immuable est systématiquement la suivante : « le titre X ne répond pas encore à nos exigences en terme de décote, ce qui ne veut pas dire que ce soit un mauvais investissement mais simplement, pour l’instant, un investissement qui ne répond pas à nos critères »

ou encore :

« Le titre Y ne rentre malheureusement dans aucune des catégories qui justifient un investissement par notre club : ni VANN, ni VANE, ni VANTre. Ce qui ne veut pas dire que le titre Y est un mauvais investissement (nous n’en savons rien) mais qu’il s’agit d’un investissement qui ne correspond pas à notre philosophie. »

Et oui, le label daubasse est difficile à obtenir ! Et c’est pierre après pierre que nous fouillons les marchés pour dénicher nos daubasses.

Une de nos forces est d’avoir établi un process que nous suivons à la lettre et que nous faisons évoluer au fil du temps par petites touches pour tenir compte de nos expériences heureuses ou malheureuses et limiter les futures déconvenues, ou du moins ne pas répéter les erreurs passées. Notre méthode n’est pas infaillible et ce n’est certainement pas la meilleure du monde, mais elle correspond à notre tempérament et nous avons totalement confiance en elle. Si nous devions la résumer en un mot ce serait SERENITE.

C’est donc une équipe de 4 investisseurs désormais épaulée par un nombre de plus en plus important d’abonnés « qui font leurs devoirs » qui scrutent les anomalies de marché à la recherche du bon investissement : celui qui répond à tous nos critères : potentiel, marge de sécurité, solvabilité, marché, ...


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