La Performance du portefeuille de notre club d'investissement

Au 17 novembre 2017, après
8 ans et 359 jours :
+923,96%
(rendement réel obtenu après impôts et frais de transactions sans recours à un quelconque levier)
Sur la même période, l'ETF Lyxor® MSCI World (tracker sur indice mondial) :
+177,57%

Découvrez nos offres sans plus tarder!

 

Ancien exemplaire de notre Lettre Boursière

Les opportunités sectorielles


15 janvier 2012

La chasse à la daubasse est plus fructueuse en période d’incertitudes économiques et financières : en effet, si ces périodes, sur le court terme, pénalisent le rendement d’un portefeuille, elles permettent de construire la performance future de ce même portefeuille.

Mais une approche  permet, selon nous,  de « sublimer » le rendement futur d’un portefeuille, c’est d’acheter dans une période d’incertitudes économiques et financières ET dans une zone géographique ou un secteur honnis de l’ensemble de la communauté financière.

Grâce à ce type d’approche, nous pensons qu’il est possible d’acquérir des « daubasses parmi les daubasses ».

Ainsi, pour notre portefeuille, nous avons acquis ces derniers mois, grâce aux différents apports d’argent frais, des actions issues de secteurs complètement délaissés par ce pauvre Mr Market :

  • Tout d’abord, nous avons renforcé ou acquis des actions de deux entreprises liées au secteur de la papeterie : le prix de la pâte à papier trône pour l’instant sur des sommets et pèse donc sur les marges du secteur.  Nous pensons néanmoins qu’à moyen terme, soit le prix de la pâte à papier s’ajustera, soit les prix de vente des papetiers s’ajusteront.

  • Ensuite, nous avons acquis deux sociétés actives dans le secteur photovoltaïque : voilà bien un secteur soumis au « côté obscure de la force » à plus d’un titre : concurrence des panneaux à bas prix made in China, réduction des incitants fiscaux  offerts par les pouvoirs publics, surcapacité de production de silicium, ...

 

Selon nous, pour investir dans un secteur massacré, il est important de vérifier deux points :


1. Que le secteur en question aura encore un certain avenir sur le long terme

Sur ce plan, nous pensons que tant le papier que le photovoltaïque continueront de faire partie de nos modes de vie dans le futur, peut-être plus avec des fortes croissances, voir même avec une certaine décroissance  mais nous ne voyons pas comment nous pourrions, aujourd’hui, nous en passer définitivement

2. Que les sociétés acquises, non seulement présente une marge de sécurité suffisante sur leur valeur actif tangible mais surtout qu’elles soient suffisamment solides financièrement pour « tenir » durant toute la phase de déprime et faire partie des « survivants » qui en sortiront renforcés sur un marché assaini.
Et pour cela, vous savez, cher lecteur, que nous disposons d’une arme qui, si elle n’est pas absolue, nous permet de faire un certain tri : le calcul de la solvabilité de la société. Et, comme vous vous en doutez certainement, les sociétés que nous avons achetées sont suffisamment solvables pour nous permettre de passer des nuits sereines et paisibles.

Évidemment, nous avons tenu nos abonnés au courant en temps quasi réel de ces différents achats et ils ont pu prendre connaissance de nos motivations dans nos lettres mensuelles.  

Mais une autre thématique nous semble actuellement assez déprimante... et donc porteuse pour des investissements en daubasses. C’est celui de la dette souveraine et des pays « cochons ».  

Les cours des actions de ces états ont, de manière générale, encore plus souffert de la correction de la 2 e moitié de 2011 : par rapport à son plus haut de l’année, la bourse d’Athènes se situe 63 % plus bas, l’Espagne 26 % plus bas et l’Italie 35 %.

Et c’est sur ce dernier marché que nous avons jeté notre dévolu : il s’agit d’un pays qui présente une certaine culture entrepreneuriale et, même si le libéralisme n’y est pas tout-à-fait un mode de pensée, on n’y trouve une grande quantité de sociétés présentant une « histoire » de plusieurs dizaine d’années, voir, souvent, au-delà du demi-siècle.  Il y a aussi souvent une certaine culture de la qualité pour un grand nombre de produits.

Enfin, sur un plan plus macro-économique, nous avons l’impression, comme en témoigne le graphique ci-dessous, que l’Italie est moins gravement affectée par sa dette que les autres « cochonneries » du « Club Med » : l’endettement du pays est certes élevé mais son solde primaire (c’est-à-dire avant paiement des intérêts de la dette par les pouvoirs publics) est un des plus élevé de la zone euro et même parmi les grands pays développés. Quant à sa balance commerciale, elle n’est que légèrement déficitaire et ce phénomène est d’ailleurs récent (depuis 2005 seulement) : rien ne dit qu’en devise nationale, ce serait toujours le cas.

Enfin, les sociétés dans lesquelles nous avons investi, non seulement répondent généralement à nos conditions de solidités financières, mais, en plus, exportent une part non négligeable de leurs produits : en cas d’éclatement de la zone euro, la perte de valeur monétaire des actions pourrait être partiellement compensée par une amélioration de leur compétitivité à l’exportation.

Dans cette optique, nous avons, fin de l’année dernière, renforcé une de nos sociétés transalpines déjà en portefeuille mais surtout, nous pensons avoir trouvé « bottes » à notre pied e acquérant au cours de la semaine écoulée, trois nouvelles entreprises italiennes.

Ici aussi, nos abonnés ont été avertis de nos achats et ils auront la possibilité de découvrir des analyses de ces acquisitions dans une prochaine lettre  100 % « pasta et Lambrusco ».  

Cerise sur le gâteau, parmi les 7 sociétés issues de ces 3 thématiques déprimées, 6 sont éligibles au PEA.

NB : Bien que posté ce dimanche, l’article ci-dessus a été rédigé vendredi, juste avant que nous n’apprenions la dégradation de deux crans de la dette souveraine italienne. Avant qu’un de nos aimables lecteurs ne nous reproche notre timing, posons-nous la question : est-ce que cela change quelque chose ? Pour notre part, nous pensons que le raisonnement que nous tenions ci-dessus est toujours valable : les sociétés italiennes que nous avons acquises effectuent, pour deux d’entre elles, moins de 50 % de leur vente dans la péninsule transalpine et la 3e y réalise moins de 20 % de son chiffre d’affaires. Ceci leur assure des rentrées en devises étrangères et même l’assurance, en cas de retour aux monnaies nationales, d’une amélioration automatique de leur compétitivité monétaire avec, il est vrai, comme corolaire, un coût de l’endettement financier qui risque d’augmenter... d’où l’intérêt de toujours garder un œil sur la solvabilité de sa cible.


Revenir à la page précédente