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Ancien exemplaire de notre Lettre Boursière

Vive le rachat d’actions !


dimanche 4 décembre 2011

Pour la seconde fois de l’histoire de son entreprise, Warren Buffet a annoncé un programme de rachat d’actions fin septembre sur les titres de son célèbre conglomérat Berkshire Hathaway. Il a annoncé un programme d’ampleur afin “de renforcer la valeur intrinsèque des actions qui bénéficiera aux actionnaires gardant leur part”.

La société Bouygues en a fait de même, en proposant d’annuler pas moins de 11,4% de son capital à la suite d’un programme rachat de titres proposé à 30 euros ! Que se passe-t’il donc sur le marché ? Êtes-vous « pour » ou « contre » ces rachats d’actions ?

De nombreuses critiques

Les détracteurs du rachat d’action estiment que ce sont des opérations futiles, que ce sont des aveux de ne pas vouloir faire de la croissance externe, sous-entendu que le marché n’est pas porteur. Et donc que le management ne prend aucun risque.

Nous nous portons totalement en faux face à cet argument. Il existe des cas, quand le cours d’un titre est tellement sous-évalué et qu’il présente une telle décote par rapport à sa valeur intrinsèque, que c’est parfois l’investissement le plus sensé et le plus créateur de valeur qui soit.

Dans son ouvrage « Et si vous en saviez assez pour gagner en bourse », Peter Lynch insiste sur le fait d’éviter à tout prix les « dipiresifications ». Ces entreprises qui souhaitent faire de la croissance externe, ou comment gâcher son argent dans des acquisitions stupides.

Second argument contre le rachat de titre sur le marché : pour de nombreux observateurs, le rachat d’action n’est pas un investissement et n’a donc pas de sens économique.

Certes, racheter des actions, ce n’est pas faire de la croissance ni augmenter ses parts de marché. Mais c’est créer de la valeur avec un actif que la société connait le mieux : ses propres actifs, son marché et son potentiel. C’est le bon sens même, ce qu’il y a de plus simple et de plus pertinent à nos yeux. Ces opérations de rachat sont donc loin d’être des dépenses de cash « inutiles ». Bien des fois, en périodes troubles, quand de fortes décotes des cours par rapport à la valeur des entreprises apparaissent sur le marché, c’est une solution malheureusement trop ignorée par les managements.

Les conditions

Attention tout de même. Tous les rachats d’actions ne nous satisfont pas. Par exemple ceux initiés par DELL qui rachète pour alimenter ses plans de stock-options. On ne peut donc pas vraiment parler dans ce cas de bénéfice pour l’actionnaire… Puisque chaque titre racheté va revenir dans la main d’un salarié. Le jeu est alors à somme nulle. A nos yeux, le rachat d’action a de sens uniquement quand la société annule les actions qu’elle a rachetées. C’est-à-dire qu’elle diminue le capital. Le gâteau a la même taille, mais les parts de chaque actionnaire sont plus grosses !

Rien à voir donc avec l’attribution gratuite d’action, qui en fait, pour un même gâteau, augmente le nombre de parts… mais qui distribue un peu plus de parts aux anciens actionnaires. Une escroquerie dont nous vous parlions il y a quelques mois.

Racheter pour annuler n’est pas la seule condition. L’autre critère indispensable, même s’il parait évident, mérite d’être rappelé. Le rachat doit être effectué à un prix d’aubaine. Quand prix (le cours de bourse) et valeur sont complétement déconnectés.

Avec ces deux conditions remplies, vous avez les ingrédients pour procéder à un bon rachat d’action.

Comment nous profitons des rachats d’action

De nombreuses entreprises détenues dans le portefeuille des Daubasses sont des adeptes du rachat d’action. Ce qui nous ravit car nous sommes convaincus que les titres sont acquis à des prix d’amis, dans le but d’être annulés. C’est le cas des titres de :

- la société anglaise masquée n° 10

- la société canadienne masquée n° 17

- la société française Gévelot qui a annulé en début d’année 4,73% de son capital

- nos fonds fermés qui profitent également à fond de la décorrélation du prix fixé par l’offre et la demande sur le marché et la valeur d’actif net du fond. Notre fonds fermés ukrainien est en première ligne pour racheter des actions sous-évaluées sur le marché, tout comme nos autres fonds : notre fond fermé «Turquie », société masquée n°19, et notre fonds fermé « Inde », société masquée n°20.

Nos abonnés sont informés régulièrement de ces rachats grâce au suivi que nous effectuons tous les mois sur toutes les sociétés analysées dans les précédentes lettres mensuelles ainsi que sur les sociétés du portefeuille.

Les inconditionnels de l’investisseur de la valeur que nous sommes sont forcément des adeptes de ces opérations.


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