La Performance du portefeuille de notre club d'investissement

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Ancien exemplaire de notre Lettre Boursière

Quelle formidable période boursière !


samedi 12 novembre 2011

C’est vrai, cher(e) lecteur(trice), nous faisons un peu dans la provoc en employant un tel intitulé pour ce petit article.

D’ailleurs, la performance de -15 % réalisée par notre portefeuille depuis le début de l’année ne nous fait pas plaisir.

Et pourtant, depuis le commencement de la crise au cours de cet été, chacun d’entre nous éprouve une jubilation grandissante. Pourquoi une telle jubilation qui pourrait, pour certains, friser l’indécence ? Parce que notre idée d’investissement en « Daubasses », contrairement aux apparences, est construite sur une perspective de long terme. Et donc, quand le marché chute suffisamment, nous savons que nous allons pouvoir trouver de nouvelles occasions d’investissement et donc de pouvoir augmenter le potentiel global du portefeuille (calculé en fonction de la VANT pondérée des sociétés qui le constituent), ce qui aura automatiquement le pouvoir d’amplifier notre performance dans le futur : c’est dans la descente aux enfers de fin 2008-début 2009 que nous avons bâti la performance globale de notre portefeuille, performance qui a largement dépassé nos espoirs les plus fous.

Ce qui est « jouissif » dans notre démarche actuelle, c’est que le niveau global des marchés nous permet de dénicher des sociétés à prix décotés mais que, contrairement à la période 2008-2009, il ne suffit pas de se baisser pour les accrocher à notre tableau d’honneur. Au contraire, les chasses sont longues et les « analyses pour rien » assez nombreuses. Mais quand nous trouvons enfin la perle rare, nous connaissons un vrai moment de bonheur (notre pudeur naturelle nous empêche de parler de « véritable moment d’extase » probablement proche du sentiment qu’ont dû ressentir Edmund Hillary et Tensing Norgay lorsqu’ils ont vaincu l’Everest).

Ainsi, comme nous vous l’avions signalé, nous avons augmenté la force de frappe de la « daubasse Inc » par une augmentation de capital. Un apport exact de 40 310 euros de bonnes liquidités auxquelles s’est ajouté le cash issu de la vente d’une de nos daubasses cachées, la société Track Data qui présentait, au moment de son achat, un potentiel certes intéressant mais qui, depuis son passage aux "pink sheet" péchait par deux aspects : sa liquidité du fait que l'action n'était plus échangée qu'occasionnellement mais surtout a disparition de l'information financière : les derniers comptes disponibles étaient ceux de fin 2009. Bref, nous avons vendu cette société avec une légère moins-value de -1,35 % frais de courtage inclus. Ici encore, l’importance de la marge de sécurité dont nous disposions nous a évité des pertes conséquentes.

Et ces liquidités, nous avons commencé, méthodiquement, à les investir dans des supports principalement « daubasses » évidemment mais en ayant aussi le souci d’apporter encore un peu plus de diversification à notre portefeuille. Depuis début octobre, nous avons constitué de nouvelles lignes ou renforcé des lignes existantes sur :

- Des daubasses recelant de belles cerises sous la forme d’un know how technologique : un prestataire de services d’ingénierie pour les fabricants d’électronique, un sous-traitant pour l’aérospatial, la défense et le secteur des télécommunications, un fabricant de têtes de lecture pour disques durs, un assembleur de composants électroniques ainsi qu’ un acteur du secteur photovoltaïque ;

- Des belles industrielles dans un creux : un fabricant de papiers spéciaux et un autre papetier plus classique ;

- Deux "belles au bois dormant" détenant un patrimoine immobilier intéressant : une société propriétaire et exploitante d’hôtels ainsi qu'une chaîne de "librairies" ;

- Mais aussi des sources de diversification pour notre portefeuille que nous avons achetées évidemment avec de grosses décotes : deux mines d’or achetées largement en deçà de la valeur de leurs réserves
prouvées et un fond fermé nous permettant d’investir sur le Vietnam, une manière de compléter, après des achats sur l'Inde, la Turquie et l'Ukraine, le segment "émergents-frontières" de notre club.

Pour nos amis français, précisons que 4 de ces achats portent sur des sociétés éligibles au PEA.

Comme vous pouvez le constatez, toutes ces liquidités ont déjà été bien employées et nous ne comptons pas nous arrêter là. Après ces opérations, il subsiste encore un peu de cash pour l’équivalent d’environ 5 % du portefeuille et nous ne pensons pas le laisser inemployé très longtemps.

« Ouais, et si la bourse se « krache » à nouveau ? »

Dans ce cas, cher(e) lecteur(trice), nous vous renvoyons à notre philosophie générale d’investissement et vous rappelons que ce que nous achetons, ce ne sont pas de vulgaires bouts de papier mais des actifs bien tangibles : Mr Market peut bien nous proposer un prix raplapla pour nous acheter ces actifs, nous, nous avons tout notre temps et sommes convaincus qu’un jour, ils sera contraint de nous en offrir le juste prix, voir même, peut-être, un prix tout-à-fait exorbitant. Ce ne serait pas la première fois…

Ceci dit, en cas de poursuite des soldes, rien ne nous empêchera d’apporter de nouvelles liquidités à notre club d’investissement pour pouvoir prolonger notre « moment d’extase »…

Évidemment, nos abonnés ont été avertis en temps réel de ces opérations et ont pu découvrir dans nos lettres mensuelles les éléments qui les ont motivées.


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