La Performance du portefeuille de notre club d'investissement

Au 17 novembre 2017, après
8 ans et 359 jours :
+923,96%
(rendement réel obtenu après impôts et frais de transactions sans recours à un quelconque levier)
Sur la même période, l'ETF Lyxor® MSCI World (tracker sur indice mondial) :
+177,57%

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Ancien exemplaire de notre Lettre Boursière

L’investissement « value », une bonne protection contre les crashs ?


vendredi 26 août 2011

Depuis la création de notre club et jusqu’il y a quelques mois, nous avons bien profité de la hausse des différents indices, générant allègrement de la surperformance.

Cependant, certains lecteurs nous attendaient au tournant : comment se comporterait notre portefeuille fait de bric et de broc lorsque les marchés corrigeraient ?

Soyons honnête : nous-mêmes, nous pensions qu’un portefeuille qui ne contenait aucune valeur dite « défensive » et une grosse majorité de sociétés dites « cycliques » devrait forcément «payer l’addition » lorsque cette grosse correction surviendrait...

Nous avons décidé de comparer l’évolution de la valeur liquidative de notre groupe de Daubasses avec les marchés lors des trois « coups de tabac » qui ont eu lieu depuis la constitution de notre club.

Il s’agit des périodes de février-début mars 2009, mi-avril à début mai 2010 et de fin juillet à ce jour.


Voyons donc le résultat de ces élucubrations :

Du 30/01/2009 au 27/02/2009 (nous n’avons malheureusement plus les archives du portefeuille qui permettraient de reconstituer les rendements entre les vrais sommets et creux de cette période, à savoir du 06/02/2009 au 06/03/2009)

Portefeuille Daubasses : - 7,3 %

CAC 40 : - 9,1 %

Tracker Lyxor msci world : - 10,1 %

 

Du 16/04/2010 au 07/05/2010

Portefeuille Daubasses : - 1,4 %

CAC 40 : - 14,9 %

Tracker Lyxor msci world : - 4,8 %

 

Du 22/07/2011 au 19/08/2011

Portefeuille Daubasses : -9,8 %

CAC 40 : - 21,5 %

Tracker Lyxor msci world : - 15,8 %

 

Notre modeste expérience nous permet de confirmer l’étude réalisée par James Montier et qu’il a détaillé dans son ouvrage « Value Investing: Tools and Techniques for Intelligent Investment»

Sur base d’une étude que cet ancien économiste-star de la Société Générale a réalisé, entre 1987 et 2007, un investissement sur des sociétés décotées par rapport à leur actif net courant aurait généré un rendement de 35 % (contre 17 % pour le marché). L’intérêt de cette étude, c’est qu’elle porte sur les trois grands marchés matures de l’époque (USA, Europe et Japon) et qu’elle a généré de la surperformance sur chacun de ces marchés. Elle confirme et complète à merveille celle d’Henry Oppenheimer que nous vous avions présenté sur notre ce blog et qui courait elle de 1970 à 1983.

Mais notre ami James a relevé d’autres points intéressants :

Tout d’abord, il prend comme postulat qu’une action dont le cours dévisse de plus de 90 % en un an représentera pour l’investisseur une perte permanente. En fonction de cette hypothèse, les « net net » présentent un taux de risque de perte permanente supérieure au marché : 5 % de ces « daubasses » ont connu ce genre de perte alors qu’on retrouve un taux de perte permanente de seulement 2 % si on prend le marché dans son ensemble. Ceci nous conforte dans notre philosophie qui consiste à diversifier au maximum notre portefeuille.

Mais le constat qui nous intéresse dans cette étude, c’est le nombre d’années négatives subies par le portefeuille « daubasses » sur la période : seulement 3, alors que l’ensemble du marché, sur la même période, connaissait 6 années négatives.

Les conclusions de cette étude ? Nous en voyons trois :

  • L’investissement en daubasses génère, sur le long terme, des rendements supérieurs aux marché
  • Les sociétés « daubasses » prises individuellement, présentent un profil de risque supérieur à la moyenne de l’ensemble des entreprises cotées
  • La volatilité d’un portefeuille « daubasses » très diversifié est inférieure à celle du marché. Nous insistons sur le mot « très diversifié » : le portefeuille "rétroperformance" de Montier contenait en moyenne 65 actions différentes.

De là à considérer que l’investissement en daubasses soit aussi défensif qu’un investissement en blue chips dit « de qualité », il y a un pas que nous n’osons pas franchir... du moins pas encore.


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