La Performance du portefeuille de notre club d'investissement

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Ancien exemplaire de notre Lettre Boursière

Nous allons tous mourir


samedi 6 août 2011

Même si c'est le genre de chose qui nous attends tous, ce n’est pas l’équipe des daubasses qui vous annonce cela, c’est plutôt l’ambiance que nous avons cru déceler dans la presse « grand public » qui découvre, avec stupeur, que les états de ces deux côtés de l’Atlantique sont endettés bien au-delà  du raisonnable et que, oui, ça peut poser un problème. Que voilà un sacré scoop !

« Descente aux enfers », « plongée dans les abysses », « Lourde chute des bourses » : voilà le genre de titre que  nous avons pu lire ces derniers jours.

Plusieurs de nos lecteurs nous interpellent pour nous demander ce qu’il convient de faire, si nous sommes déjà proches du « fonds ».

Malheureusement, force nous est de reconnaître que nous n’en savons rien. Ainsi, il nous impossible, en tant que « daubassien » de vous dire si nous sommes arrivés sur un support ou si le marché va aller beaucoup plus bas. Tout comme lors du lancement du portefeuille, fin 2008, nous ne savions pas si nous étions arrivés au bottom (avec le recul, le plus bas ne fut atteint que 3 mois après la création de notre club d’investissement).

En effet, pour le portefeuille du club tel que présenté sur ce blog, nous nous comportons en investisseurs « value » purs et durs : nous nous refusons à faire du « timing de marché ». Nous nous concentrons, de tout temps, sur la valeur des actifs que nous détenons et n’en dérogeons pas. Les statuts de notre club sont d’ailleurs clairs à ce sujet : tant que nous trouvons des opportunités, nous nous devons d’investir et c’est ce que nous avons fait.

Évidemment, comme nous l’avons déjà signalé, ce portefeuille représente une annexe à nos portefeuilles personnels et, pour ceux-ci, chacun d’entre nous est libre d’être investi peu ou prou en fonction de ses propres critères. 

Ainsi, si le marché venait vraiment à s’effondrer nous proposant un  « 2008 bis », voir un « 1929 », nous n’hésiterions pas à augmenter le capital de la « Daubasse Inc » afin d’acheter des actifs super décotés

Ceci dit, nous ne répondons pas à nos aimables lecteurs sur le « quoi faire » en cas de crash. Nous ne vous donnerons pas d’indication en matière de timing : chaque membre de l'équipe a une approche différente sur le sujet et, de toute manière, il existe suffisamment de blogs qui traitent de ce sujet sans que nous ayons besoin d’en rajouter.

Cependant, il nous semble important de rappeler quelques fondamentaux « value » que nous tentons, vaille que vaille, de pratiquer et qui nous semblent  parfaitement adaptés à la situation actuelle.

- Ne jamais investir l’argent dont nous pourrions avoir besoin dans un délai de 7 ans (10 ans, c’est encore mieux).

- Si nous avons une capacité d’épargne importante, nous pratiquons l’investissement programmé.

- Nous conservons toujours une part de liquidité pour pouvoir saisir les opportunités quand elles se présentent sauf dans des situations de pessimismes extrêmes sur le marché, périodes propices à l’achat tous azimuts s’il en est.

- Nous tenons  toujours à jour une liste des sociétés achetables. Cette « liste de courses » vient bien à propos lorsque le marché transforme ces « sociétés achetables » en « super z’occases ».

- A l’instar de Warren Buffett, nous sommes « craintifs quand les autres sont avides et avides quand les autres sont craintifs ».

- Nous privilégions toujours la valeur de l’actif par rapport aux bénéfices. Plus encore en période de récession, les bénéfices peuvent refluer considérablement alors que les actifs restent plus stables.

- Nous n’hésitons pas à procéder à des arbitrages au sein de notre portefeuille, en vendant certaines positions pour d’autres présentant de meilleurs rapports "potentiel/risque".

- Nous restons attentifs à la solvabilité des sociétés que nous achetons : la solvabilité est un des meilleurs gages mesurables de la pérennité d’une entreprise lors de périodes difficiles.

- Ne jamais vendre lorsque les journaux « grand public » crient «à l’apocalypse ». C’est le plus souvent un signal de fin de baisse.

- Nous ne suivons pas les cours des sociétés au jour le jour, sauf éventuellement les compagnies que nous suivons pour effectuer un achat.

- Enfin, et c’est le plus difficile, nous restons sourds à l’ambiance du marché, en investissant en propriétaire et en tentant de mesurer le mieux possible la valeur de ce que nous achetons par rapport au cours de bourse.

Nous sommes conscients, cher(e) lecteur(trice), que les quelques préceptes ci-dessus ne constituent pas la "recette miracle", voire la "pierre philosophale" permettant de "gagner à tous les coups". Ils font néanmoins partie intégrante de notre approche de l'investissement et ces points basiques nous ont évité et nous éviterons probablement encore pas mal de déboires.


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