La Performance du portefeuille de notre club d'investissement

Au 17 novembre 2017, après
8 ans et 359 jours :
+923,96%
(rendement réel obtenu après impôts et frais de transactions sans recours à un quelconque levier)
Sur la même période, l'ETF Lyxor® MSCI World (tracker sur indice mondial) :
+177,57%

Découvrez nos offres sans plus tarder!

 

Ancien exemplaire de notre Lettre Boursière

Et si nous étions sous-marinier ?


lundi 22 novembre 2010

Un sous-marinier est un membre d’équipage d’un sous-marin. Généralement les missions en sous-marin durent plusieurs mois. Et si nous étions sous-marinier, loin de toutes les préoccupations matérielles et intellectuelles des investisseurs restés à terre, aurions-nous une autre approche de l’investissement en actions et plus particulièrement en Daubasses ?

Par exemple, nous pensons que si Philip Fisher – le célèbre investisseur auteur du best seller Actions ordinaires et profits extraordinaires avait été officier dans la marine et avait effectué de longues missions sans jamais pouvoir intervenir sur les marchés pendant ce temps, sa performance historique aurait été peu ou prou similaire à celle que nous lui connaissons. La raison est simple : il est un des adeptes de la technique d’investissement « buy ans hold », littéralement en français : acheter et garder. En effet, sa confiance dans les titres qu’il achète est telle (barrière contre la concurrence, croissance rentable, finances saines,... ) qu’il achète souvent, comme il dit, « à vie ».

Qu’en serait-il pour un investisseur en Daubasses ?

Comme nous l’expliquions dans un précédent article , investir en Daubasses nécessite un suivi particulier car deux événements majeurs peuvent nécessiter une intervention rapide de vente :

1)      Tout d’abord, imaginons, cher lecteur, que nous décidions d’acheter une belle Daubasse avec une magnifique décote sur son actif net-net. Son cours stagne pendant des mois. A priori, ce n’est pas forcément un signe d’achat ou de vente. En fait, nous surveillons sans cesse les publications financières de la société pour vérifier que des lourdes pertes ne sont pas venues tout à coup réduire toute marge de sécurité ! Si un titre dont le cours stagne mais dont les fondamentaux s’écroulent en un trimestre, cela signifie que le risque pour l’actionnaire s’est incroyablement accru. Le marché continue en fait à valoriser au même niveau une entreprise dont les actifs collatéraux  se sont dégradés : il n’existe plus de marge de sécurité. Dans ce cas précis, nous n’hésitons pas une minute à jeter la Daubasse à la poubelle, quitte à acter une moins-value… avant que le cours ne plonge dans les abysses des marchés.

2)      Le second moment où nous devons être réactifs est lors de l’envolé de la Daubasse : monsieur le Marché s’est soudainement rendu compte de la sous-valorisation excessive de notre Daubasse et maintenant tout le monde se l’arrache. Le titre s’envole. Les volumes atteignent des niveaux jamais atteints et des news tombent en trombe sur Reuters. Une fois la Valeur d’Actif Net Tangible (VANT) par action atteinte, nous avons atteint notre seuil de vente. A ce niveau de valorisation, nous n’avons plus aucun actif en contrepartie. Notre approche patrimoniale nous suggère donc la plus grande prudence et nous vendons. Le marché peut en effet se rendre rapidement compte que valoriser, même une Daubasse, plusieurs fois sa valeur d’actif net n’a que peu de sens. Et le soufflé de cette exagération peut alors retomber aussi soudainement qu’il est monté.

Si pendant l’une de ces deux phases nous étions, cher lecteur, en train de manœuvrer à 20 000 lieux sous les mers entre l’archipel nippon et Hawaï, nul doute que nous n’aurions pu réaliser ces ventes. Cela signifie que nous aurions non seulement manqué une belle plus-value lorsque le marché aurait porté aux nues notre Daubasse mais que nous prendrions également le risque de conserver en portefeuille des anciennes Daubasses qui peuvent couler à tout moment suite à leurs derniers résultats désastreux. Ce qui serait dommageable… même pour un sous-marinier.

Heureusement, pour leur éviter ces mauvaises surprises, nous veillons au grain. Nous ne tremblons pas et vendons les titres de notre portefeuille  avec une moins-value (lorsque la structure financière de l’entreprise s’est trop dégradée) ou une énorme plus-value (lorsque le marché valorise le titre bien au-delà de la valeur d’actif net tangible. En conclusion, comme nos abonnés ont pu le constater – car nous les tenons informés de chaque mouvement au sein de notre portefeuille – nous sommes particulièrement vigilants aux humeurs de monsieur le Marché. Que ce soit pour vendre ou pour acheter. Les périodes d’ouverture de la chasse à la Daubasse sont souvent courtes. Nous scrutons donc le marché en permanence, toujours prêts à saisir l’opportunité !

Nous souhaitons vous rassurer, cher lecteur et cher abonné, que nous n’envisageons pas de nous engager dans la marine !


Revenir à la page précédente