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Ancien exemplaire de notre Lettre Boursière

L'investissement focalisé n'est pas pour nous


mardi 17 août 2010

De nombreux investisseurs, des maîtres à penser de l’investissement « value », sont des adeptes des portefeuilles focalisés. On peut citer des noms aussi connus que Keynes, Charlie Munger, Lou Simpson, Phil Fischer et bien entendu Warren Buffet.

Pour en revenir à ce dernier, sachez qu’il a fait de très belles performances dans les années 80-90 avec un portefeuille qui n’a jamais compté plus de 10 titres.

Vous trouverez ci-dessous un tableau récapitulatif de ses meilleures années et du nombre d’actions qu’il détenait :

Année Performance Nombre de titres
1988 11,9% 5
1989 53,1% 5
1990 2,7% 6
1991 55,5% 7
1992 24,2% 8
1993 11,7% 8
1994 15,3% 10
1995 43,6% 8
1996 37,5% 8
1997 38,5% 8

 

Comme le disait l’économiste Keynes qui était aussi un brillant investisseur : « c’est une erreur de penser qu’on limite ses risques si on s’étend sur trop d’entreprises que l’on ne connaît pas bien et en lesquelles on ne peut pas réellement avoir confiance... La connaissance et l’expérience que l’on peut avoir sont forcément limitées et il est rare qu’il y ait à un moment donné plus de deux ou trois entreprises dans lesquelles je me sente capable de placer toute ma confiance ».

Si vous voulez plus de détails et d’anecdotes croustillantes, nous vous recommandons la lecture de Le portefeuille de Warren Buffett dans lequel Robert Hagstrom démontre avec brio les avantages de l’investissement focalisés.

Comment se fait-il que le portefeuille des daubasses , qui se veut « deep value », ne réponde pas à ce critère ?

La raison est simple. Même si nous tendons à minimiser tout risque avec notre filtre rédhibitoire sur notre ratio de solvabilité qui doit être au minimum de 40% et que nous n’ayons pour l’instant jamais connu de cas de perte totale, ce risque reste évidemment possible.

Nous nous appuyons sur une étude de l’ex analyste star de la Société Générale James Montier publiée en septembre 2008, dans laquelle il met le point sur le principal risque de l’investissement dans les nets-nets chères à Benjamin Graham : la perte de capital permanente, soit la faillite de l’entreprise (dans le sens où elle est non voulue mais subie du fait de la structure financière dégradée de l’entreprise). Sur le graphique ci-dessous, vous constatez que les nets-nets ont un risque plus que double (5%) de connaître une issue malheureuse par rapport à l’ensemble des autres actions (2%).

C’est pourquoi il nous semble essentiel de diversifier notre portefeuille de Daubasses. Car en bonnes Daubasses qu’elles sont, une mauvaise surprise de ce genre est possible. Nous avions répondu à un lecteur en juillet 2009 que la diversification nous protégeait de nos éventuelles erreurs d’appréciations.

Pour l’instant, même si certains de nos investissements n’ont pas toujours bien tourné, aucune faillite pure et simple n’est à déclarer au sein de notre portefeuille.


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