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Ancien exemplaire de notre Lettre Boursière

Essayer de dénicher des situations de win-win


lundi 16 novembre 2009

Pile je gagne un peu, face je gagne beaucoup

Voilà cher lecteur, le genre de situation dans laquelle les dés sont « pipés » dès le départ puisque le joueur, en l’occurence ici l’investisseur « value », gagne à tous les coups.

C’est exactement ce qui s’est passé avec Netlist. Nous avons acheté quelques actions de cette société le 20 mai 2009 à un prix de revient, frais de courtage inclus de 0,308 usd.

Dans l’analyse que nous vous avions présentée, nous expliquions tout d’abord que notre risque de perte était réduit puisque notre calcul de la valeur de la société en cas de liquidation volontaire était de 0,90 usd (la marge de sécurité par rapport à notre prix d’achat était donc très confortable).

Mais nous expliquions également : »... si nous restons concentrés sur ses actifs, nous pensons que la société garde un potentiel intéressant par rapport à ses collatéraux d’autant qu’il existe probablement un actif que nous n’avons cependant pas pris en compte faute de pouvoir l’évaluer ou même, plus simplement, de vérifier son existence : il s’agit du « know how » de la société. Ainsi, au cours des 4 dernières années, la société a dépensé plus de 0,90 usd par action en frais de recherche et développement (soit autant que la valeur total d’actif net que nous avons calculée). On peut supposer que ces frais de R&D ont permis à Netlist d’acquérir un savoir-faire qui pourrait intéresser un concurrent. Néanmoins, faute de n’avoir pas encore pu réellement rentabiliser ce savoir faire, nous pensons qu’il ne faut le considérer que comme une « éventuelle cerise sur le gâteau ». »

En réalité, nous nous sommes trompés car ce n’est pas une cerise qu’il y avait sur ce gâteau mais... une énorme pastèque.

La semaine dernière, Netlist annonçait le lancement d’un « machin-pour-serveur-plein-de-gigas » auquel, reconnaissons le, nous ne comprenions pas grand chose si ce n’est que ça semblait réellement révolutionnaire. Sur cette nouvelle, le cours s’est littéralement envolé, dépassant très rapidement la valeur de mise en liquidation que nous avons calculé (de même d’ailleurs que toutes les autres valeurs).

Nous avons cependant décidé de conserver l’action : non seulement la montée du cours semblait bel et bien reposer sur une information bien tangible, mais elle se faisait dans des volumes très importants et qui allait en augmentant jour après jour (comme si petit-à-petit, les « spécialistes » prenaient la mesure de l’importance de la nouvelle). Cette augmentation progressive des volumes nous laissaient penser que les « connaisseurs » n’achetaient pas sur un « coup de tête spéculatif » mais bien après avoir étudié et analysé la nouvelle.

Ainsi, depuis mercredi dernier, l’équivalent de 100 % du capital de la société a changé de main.

Aujourd’hui, nous avons cependant cédé nos actions au cours de 5,08 usd soit 16,5 fois notre coût d’achat.

Ceci démontre le cas de figure idéal pour un investisseur « dans la valeur » : si Netlist avait « mal tourné », nous avions tout de même acquis des actifs bien tangibles qui garantissait la valeur de notre investissement mais nous pouvions aussi espérer que la société « tourne bien » et nous permette de « gagner gros ». Bref : pile je gagne un peu, face je gagne beaucoup …

Bien entendu, nous allons prévenir nos abonnés de l’usage que nous allons faire des abondantes liquidités dégagées par la vente de ce « multiple bagger ».


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