La Performance du portefeuille de notre club d'investissement

Au 10 novembre 2017, après
8 ans et 352 jours :
+934,41%
(rendement réel obtenu après impôts et frais de transactions sans recours à un quelconque levier)
Sur la même période, l'ETF Lyxor® MSCI World (tracker sur indice mondial) :
+180,79%

Découvrez nos offres sans plus tarder!

 

Ancien exemplaire de notre Lettre Boursière

Privilégier les achats sur les bourses européennes ou américaines ?


samedi 14 juillet 2012

Incontestablement, ces 4 dernières années, les USA étaient bien une des « place to be » pour les investisseurs en actions.

Depuis la création de notre club, le 24 novembre 2008, le msci USA exprimé en euros a généré un rendement hors dividendes de 67,8 % alors que le msci Europe également exprimé en euros n’a offert qu’un retour hors dividendes de 26,8 %.

Lorsque nous avons démarré notre portefeuille, celui-ci comportait 75,5 % de sociétés américaines et 21,3 % de sociétés européennes. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette surpondération fut heureuse quand on voit les rendements générés respectivement par chacune de ces deux zones géographiques.

« Vous voyez bien que la macro-économie doit entrer en ligne de compte dans une stratégie d’investissement ! «

Il est possible, cher(e) lecteur(trice), que la rentabilité supérieure de la place financière américaine ait été obtenue grâce au fait qu’ « Elico Ben Bernanke » soit apparu plus efficace dans l’utilisation de l’imprimante à billets que « Mario Goldman Draghi ».

Et pourtant, vous savez que nous ne tenons pour ainsi dire pas compte de l’économie en général pour prendre nos décisions d’investissement mais uniquement (ou presque ) de la valorisation des sociétés que nous achetons.

Ainsi, lors du lancement de notre club, la plupart des belles « z’occases » se trouvaient outre-Atlantique. Et, après le « matraquage boursier » 2008-2009, le rattrapage des cours s’est naturellement porté sur les sociétés les plus sous-évaluées. A l’époque, certains lecteurs regrettaient cette surpondération « yankee » tant pour des raisons fiscales qu’opérationnelles ou d’équilibre patrimoniale.

Et nous leur répondions de manière systématique que nous traquions la valeur partout où elle se trouvait mais que, malheureusement, à cette époque, les meilleures opportunités se trouvaient en Amérique.

Aujourd’hui, nous nous demandons : « et si finalement, la surperformance des indices américains n’était pas due à des causes macros mais bien pour des raisons « value » ? »

Ce n’est encore qu’une hypothèse pour nous mais le petit laboratoire que constitue notre portefeuille va peut-être nous donner une réponse dans les années à venir. En effet, aujourd’hui, la répartition entre les deux zones géographiques a été renversée : les actions européennes pèsent 45,3 % du total du portefeuille et les actions américaines 29,7 %. C’est effectivement en Europe que nous trouvons, pour l’heure, les plus belles opportunités « value ».

Notre zone géographique va-t-elle surperformer, boursièrement parlant, celle du pays de l’Oncle Sam alors qu’on annonce partout une faillite généralisée, un éclatement de l’euro et que bon nombre d’analyste conseille de rester à l’écart, de surpondérer la zone « dollar » ou mieux, les pays « solides »?

Ami(e) lecteur(trice), nous vous fixons rendez-vous dans 4 ans afin de vérifier si une performance sur une zone géographique se justifie par des raisons de valorisation ou pour des raisons exogènes au prix payé.

Ceci dit, ce basculement géographique dans nos investissements n’est pas pour nous déplaire : outre l’aspect « affectif » d’accompagner des entreprises plus proches de nous, il nous permet surtout d’être un peu plus investis dans notre « monnaie de consommation » – l’euro – mais il nous offre aussi la possibilité de proposer à nos abonnés français un plus grand nombre d’opportunités « PEA ».


Revenir à la page précédente