La Performance du portefeuille de notre club d'investissement

Au 10 novembre 2017, après
8 ans et 352 jours :
+934,41%
(rendement réel obtenu après impôts et frais de transactions sans recours à un quelconque levier)
Sur la même période, l'ETF Lyxor® MSCI World (tracker sur indice mondial) :
+180,79%

Découvrez nos offres sans plus tarder!

 

Ancien exemplaire de notre Lettre Boursière

La "fausse" trésorerie


lundi 15 juin 2009

Attention à la « fausse » trésorerie nette !

Comme vous le savez à présent cher lecteur, nous sélectionnons nos daubasses sur base de la valeur du « fond de roulement net ». Nous vous avons, en son temps, expliqué en quoi consistait ce fameux fond de roulement.

Une autre notion, le pendant du fond de roulement, est le « besoin en fond de roulement ».

En quoi consiste ce besoin en fond de roulement ?

Il s’agit de la différence entre les besoins de trésorerie à court terme d’une entreprise et ses ressources à court terme.

Nous savons qu’une entreprise doit financer toute une série d’actif courant pour assurer son cycle d’exploitation. En gros, il s’agit des stocks et des créances. Pour assurer ce financement, l’entreprise dispose d’une arme : le crédit fournisseur. La différence entre les stocks et les créances d’une part et les dettes vis-à-vis des fournisseurs (et vis-à-vis d’autres tiers qui ne sont pas des banques) d’autre part, c’est le besoin en fond de roulement.

Si ce besoin en fond de roulement est positif, cela signifie que les dettes non financières ne sont pas suffisantes pour assurer le financement des actifs courants nécessaires à l’exploitation de l’entreprise et celle-ci devra obtenir d’autres ressources (financements bancaires, fonds propres, …)

Si le besoin en fond de roulement est négatif, cela signifie que la société dispose d’un excédent de ressources (ou de trésorerie) pour assurer le financement de ses actifs courants d’exploitation.

Le besoin en fond de roulement permet donc de mesurer le rapport de force entre la société analysée d’une part et ses clients et fournisseurs d’autre part. Parmi les secteurs présentant des BFR négatifs, on peut citer la grande distribution ou les BTP.

Evidement, dans le cadre d’une évaluation de l’entreprise sur base de sa capacité bénéficiaire, un BFR négatif est un élément intéressant car il démontre que l’entreprise peut générer des profits élevés en utilisant peu de ressources extérieures.

Cependant, un chasseur de daubasses rusé prendra le contrepied de cette approche et se méfiera justement des sociétés en position de force par rapport aux tiers, c’est-à-dire présentant un besoin en fond de roulement négatif.

En effet, ce phénomène de BFR négatif a pour conséquence de gonfler la trésorerie des entreprises. Or, cette trésorerie n’appartient à l’entreprise proprement dite : elle est la résultante d’un endettement opérationnel élevé.

Ainsi, en cas de mise en liquidation volontaire de la société, si le BFR est positif, les dettes d’exploitation de la société peuvent être remboursées grâce à la réalisation des stocks et des créances et le cash disponible sur les comptes peut effectivement revenir aux actionnaires.

Alors que dans le cas inverse, les actifs courant d’exploitation ne suffisent pas à rembourser les dettes et il faudra prélever sur les comptes bancaires pour désintéresser les créanciers.

Dans ce dernier cas, si la société présente bel et bien un ratio de trésorerie nette positif, il pourrait bien s’agir de « fausse » trésorerie.


Revenir à la page précédente