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La Valeur de la Capacité Bénéficiaire (deuxième partie)


lundi 10 mai 2010

Lorsqu’une société veut exercer ses activités, elle a besoin de financer toute une série de biens qui lui sont nécessaires : des immeubles, des installations, des stocks, des créances clients, des brevets,... Bref, des actifs.

Pour financer ces actifs, la société dispose d’abord de moyens qui sont inhérent à l’exploitation de la société elle-même : les délais utilisés pour payer les fournisseurs, le fait que le personnel est payé à terme échu, des dettes fiscales ou sociales. Toutes ces « dettes d’exploitation », l’entreprise les obtient sans rien faire ou presque.

Malheureusement, le plus souvent, elles ne suffisent pas à financer tous les actifs de la société. Il lui faut alors des compléments, c’est ce qu’on appelle des « capitaux investis ».

Ces capitaux investis peuvent être de deux ordres : il peut s’agir des fonds que les actionnaires de la société lui ont procuré ou ont décidé de lui laisser à disposition (en gros, il s’agit donc du capital et des réserves et bénéfices reportés... les fonds propres quoi !).

Il peut aussi s’agir de capitaux procurés par des tiers, ce sont les dettes financières provenant essentiellement des banques, voir d’emprunts obligataires.

Les fonds propres (qui appartiennent donc aux actionnaires) et les dettes d’exploitation (qui ne coûtent rien et qu’on obtient « sans rien faire ») font donc partie intégrante de la valeur de l’entreprise. Par contre, les dettes financières que la direction doit contracter pour « boucler » ses financements n’en font pas partie.

De même, certaines sociétés présentent ce qu’on appelle un besoin en fond de roulement négatif. Nous vous renvoyons ici pour l’explication de cette notion.

Si dans le cadre d’une évaluation à la casse de la société, ce BFR négatif n’aura aucun impact, dans le cas du calcul de sa capacité bénéficiaire, l’effet sera positif puisque la société pourrait bien disposer d’excédents de cash non nécessaires à son exploitation et qu’elle pourrait donc soit distribuer à ses actionnaires, soit affecter à des projets de croissance. A contrario des dettes financières, ces liquidités apportent donc un supplément de valeur à l’entreprise.

Tout ceci pour compléter enfin notre formule du calcul de la VCB tel que nous avions commencé à l’élaborer dans notre précédent article.

Après avoir actualisé les excédents de trésorerie normalisés que nous estimons que la société va générer dans le futur, pour notre part, à cette valeur obtenue, nous ajoutons la trésorerie et les placements de trésorerie de l’actif et soustrayons les dettes financières du passif.


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